Visibilité et IA : comment tirer son épingle du jeu ?
« A quoi bon prendre la parole, tout ce que j’ai à dire a déjà été dit. »
Cette phrase, je l’entends depuis plus de 15 ans que j’accompagne dirigeants et entrepreneurs sur leur visibilité.
Mais depuis quelque temps, elle revient encore plus souvent. Comme si la multiplication des contenus rendue possible par l’IA condamnait désormais à se taire ceux qui n’ont pas encore osé prendre la parole — ou ceux qui hésitent à continuer.
C’est pourtant tout le contraire qui est à l’œuvre.
Dans un océan de contenus standardisés, vus et revus, insipides, mal rédigés, seuls les contenus vraiment différenciants — avec un angle assumé et un ton reconnaissable — retiendront l’attention et feront la différence.
Encore faut-il savoir ce que vous avez à dire, et comment le dire.
Et figurez-vous que l’IA vous y aide. Je vous explique.
1. Définir votre singularité et ce que vous avez à dire
Ne décidez pas de prendre la parole pour faire comme tout le monde, mais parce que vous avez des messages à porter, des messages qui vous distinguent et qui intéressent votre cible.
Si vous êtes consultante RH et que vous voulez faire un énième post sur l’importance des soft skills dans la gestion des talents, je vous le confirme : passez votre chemin. Ce sujet très générique a déjà été traité de multiples fois.
En revanche, si vous expliquez comment votre expérience de DRH d’un grand groupe en Norvège vous a permis d’expérimenter l’importance de préserver l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle des équipes, et comment, en travaillant sur ce sujet avec vos clients, vous parvenez à augmenter leur productivité et à faire baisser l’absentéisme… alors là, ça devient intéressant.
De même si vous êtes avocat, prendre la parole pour commenter le dernier arrêt de la Cour de Cassation ne vous permettra pas de vous démarquer, en revanche, expliquer comment votre approche singulière a permis d’économiser plusieurs années de procédures et des milliers d’euros à votre client retiendra sans aucun doute l’intérêt de votre cible.
Ce que vous êtes aujourd’hui est le fruit de vos expériences passées. Et bonne nouvelle : il n’existe aucun autre coach, avocat, dirigeant de cabinet de conseil qui a exactement votre parcours. À cela s’ajoute votre ton, vos engagements, votre façon d’analyser et d’expliquer les choses. Tout cela vous rend unique. C’est ce qui définit votre marque personnelle.
2. L’importance renforcée de la marque personnelle à l’ère de l’IA
Plus que jamais, la marque personnelle fait la différence. Parce qu’avec l’IA, la façon dont Internet comprend qui vous êtes et ce que vous faites est bouleversée.
Longtemps, mes clients n’ont pas investi dans le SEO, car ressortir en premier sur Google était quasi impossible avec des moyens limités. Aujourd’hui, ils reçoivent des appels entrants de prospects qui les ont trouvés en interrogeant ChatGPT ou Perplexity.
Pourquoi ? Parce que les IA se nourrissent de ce qu’elles trouvent sur le web. Dès lors, un site web exposant un positionnement différenciant, une présence régulière sur LinkedIn ou une chaîne YouTube mettant en avant des piliers de contenus clairement identifiés font la différence, alors que le nombre de recherches faites directement sur ChatGPT, Claude et autres moteurs d’IA génératives ne cesse d’augmenter.
C’est le double effet Kiss Cool : en prenant la parole régulièrement pour incarner votre marque personnelle, vous renforcez la confiance de vos lecteurs — les études montrent que les consommateurs font davantage confiance à une marque dont le dirigeant prend personnellement la parole* — et vous permettez à l’IA de comprendre ce que vous faites.
C’est d’ailleurs le sens du nouvel algorithme LinkedIn, qui est en train de marginaliser les pages entreprises pour valoriser davantage encore les prises de parole personnelles.
Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas avoir plusieurs activités — mais il faut pouvoir les présenter de façon cohérente. Je vous invite à relire l’article que j’avais rédigé, il y a un an déjà (comme quoi j’étais déjà visionnaire :-), sur comment communiquer quand on a plusieurs activités
3/ S’aider de l’IA, oui — mais avec exigence
Face à la multiplication de contenus plats, sans intérêt, vus et revus, faites le choix de l’exigence.
S’aider de l’IA pour rédiger ? Oui, bien sûr. Mais pas n’importe comment.
Commencez par définir votre style — celui qui vous est propre. Puis retravaillez vos posts pour en retirer les tournures qui sentent l’IA à plein nez. Vous savez, ces formulations qu’on repère immédiatement. Des phrases courtes. Très courtes. Juxtaposées. Sans verbe. Ces contenus sentent tellement l’IA qu’ils perdent toute l’authenticité que vous cherchez précisément à construire.
L’IA peut vous faire gagner du temps — dans la rédaction d’une première version, dans l’établissement d’un calendrier éditorial, dans la création de visuels, dans la reformulation d’une idée que vous avez du mal à mettre en mots. Mais elle ne vous dispensera pas de :
- Rester l’auteur de votre pensée : l’IA structure et formule, mais les idées, les anecdotes, les convictions, doivent venir de vous
- Organiser votre emploi du temps pour dédier des moments à votre visibilité, tant en termes de réflexion que de production de contenus, sans oublier des moments consacrés à la diffusion et aux interactions avec votre réseau (sans quoi, vous vous laisserez rattraper par le quotidien, et continuerez de ne pas prendre la parole, par manque de temps)
- Décider ce que vous faites vous-même et ce que vous déléguez — ou déléguez à la machine, en fonction de ce qui est le plus optimal pour vous
Un contenu rédigé à 100% par l’IA sans relecture ni réappropriation, ça se voit. Et surtout, ça ne vous ressemble pas. Or c’est précisément parce qu’il vous ressemble que votre contenu va retenir l’attention — et rester en mémoire.
Pour conclure
Certes, tout a peut-être déjà été dit. Mais pas par vous.
Pas avec votre trajectoire, votre regard, vos convictions, ni avec votre façon d’expliquer les choses et les angles que vous êtes seul(e) à adopter.
L’IA a inondé Internet de contenus lisses et interchangeables. Elle a, dans le même temps, rendu les contenus vraiment singuliers plus précieux que jamais — et plus visibles.
Ce n’est pas le moment de vous taire. Au contraire, c’est le moment de prendre la parole avec méthode et exigence.
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