Comprendre et surmonter les blocages qui nous empêchent de nous rendre visibles

Comprendre et surmonter les blocages qui nous empêchent de nous rendre visibles

Depuis plus de 10 ans, j’accompagne des dirigeants et surtout des dirigeantes pour les aider à structurer leur communication. Ce sont des personnes brillantes, expertes dans ce qu’elles font, convaincues de l’importance de se rendre visible. Et pourtant, au moment de passer à l’action… parfois, souvent, ça bloque.

 

Dès qu’il s’agit de se rendre visibles — prendre la parole, publier, s’exposer — des blocages apparaissent. Des réactions parfois irrationnelles, disproportionnées, totalement décorrélées de leur volonté réelle. Elles savent quoi faire. Elles savent pourquoi le faire. Mais au moment de passer à l’action… quelque chose se grippe.

 

Ce n’est pas une question de volonté

 

Ces blocages ne sont ni un manque de compétences, ni un manque de motivation. Ils viennent de plus loin. Bien plus loin.

 

Nos croyances sur la visibilité se sont construites au fil de l’enfance et de l’adolescence, à travers des injonctions reçues de la famille, de l’école, de notre entourage. « Reste à ta place », « ne fais pas ton intéressante », « fais-toi discrète »… Ces petites phrases, souvent dites sans malice, se sont gravées dans notre mémoire. Et elles continuent d’agir, des années plus tard, sans qu’on les voie venir.

 

Parfois aussi, ce sont des événements passés qui ont ancré l’idée que se rendre visible, c’est se mettre en danger.

 

Voici un exemple pour illustrer le mécanisme. Une professionnelle chevronnée, à 40 ans passés, est toujours terrifiée à l’idée de prendre la parole en public. En travaillant sur elle, elle découvre que cette peur remonte à un examen de piano à 8 ans, au cours duquel elle s’était effondrée de stress devant le jury. L’adulte avait oublié. Son cerveau (et son corps), non. Ils ont enregistré le message « être devant une assemblée, c’est se mettre en danger ». La charge émotionnelle s’est enregistrée dans le corps au moment de cet examen. Des années plus tard, un élément du présent vient le réactiver — et elle se retrouve à réagir de façon totalement disproportionnée, sans comprendre pourquoi.

 

3 pistes pour surmonter ses blocages

 

Bonne nouvelle : ce qui a été appris peut être désappris, ces apprentissages peuvent être déprogrammés.

 

1. Prenez les signaux d’alerte au sérieux

La boule au ventre avant de publier, la respiration qui s’accélère à l’idée de prendre la parole, le syndrome de la page blanche qui n’a rien à voir avec un manque d’idées… Ces réactions parfois physiques ne sont pas des caprices : ce sont des indices qui signalent qu’un vieux programme tourne encore en arrière-plan.

Comprendre ses blocages, c’est déjà un premier pas pour pouvoir les lever. Et parfois, on ne peut pas y arriver seul(e). Se faire accompagner peut permettre de désactiver ce qui bloque depuis des années.

 

2. Halte aux injonctions, trouvez votre voie(x)

Mettre sa vie en scène à grand renfort de selfies, suivre des templates calibrés pour les algorithmes, faire du bruit… sans toujours avoir quelque chose à dire.

Nos blocages face à l’idée de nous rendre visible peuvent venir de là : on ne se reconnaît pas dans ce à quoi « être visible » est censé ressembler. Résultat, on préfère ne rien faire et rester dans l’ombre.

Le conseil que je donne très souvent à mes clients : n’écoutez pas les injonctions et conseils standardisés qui inondent nos fils d’actualité. Partez de vous, de ce que vous êtes, de ce que vous aimez. Prenez la parole d’une façon qui vous convient, et qui convient à la cible que vous souhaitez toucher. Soyez créatif(ve), authentique et aligné(e ), et surtout, prenez du plaisir. En traçant votre propre chemin, vous attirerez à vous des personnes qui vous ressemblent.

 

3. Avancez par petits pas

La grande tentation, quand on veut dépasser ses peurs, c’est de vouloir aller trop vite, trop fort : faire une vidéo face caméra, publier un post clivant pour générer du buzz, intervenir dans une conférence. Le risque, alors, est d’être paralysé(e ) par ce qui peut apparaitre comme l’Everest à escalader… ou d’être vacciné(e ), une fois l’action réalisée, par toute l’énergie qu’elle vous a demandé. « Si c’est ça, je ne suis pas prêt(e ) de recommencer ». Et hop, on retourne dans l’ombre !

Inscrivez-vous dans la durée et pensez plutôt en termes de micro-doses. C’est comme pour une allergie : on désensibilise progressivement. Commencez par commenter des publications avant d’en écrire vous-même, publiez plutôt des posts d’expertise avant d’aller sur des posts plus personnels ou clivants, pitchez 30 secondes sur votre activité devant un public restreint avant d’animer une table ronde. Chaque petit pas réussi réécrit un nouvel apprentissage : « être visible, ça peut bien se passer aussi. » Et vous permet d’oser le pas suivant. Vous n’escaladez pas l’Everest d’un coup, mais vous finirez bien par atteindre son sommet !

 

Pour conclure

La visibilité ne devrait pas être une souffrance. Si elle l’est, c’est souvent le signe qu’il y a quelque chose à dénouer — pas quelque chose à forcer.

 

Ce que j’observe depuis plus de 10 ans : les personnes qui parviennent à se rendre visibles de façon durable ne sont pas celles qui ont surmonté leur peur à la force du poignet. Ce sont celles qui ont compris d’où elle venait, qui ont accepté de travailler dessus et de prendre le temps de réfléchir à la façon de communiquer qui leur convient.

 

Alors, si vous avez une petite voix qui vous dit régulièrement de rester dans l’ombre… peut-être est-il temps de lui répondre. Pas en criant plus fort qu’elle. En comprenant enfin ce qu’elle essaie de vous dire.

 

Envie d’aller plus loin ?

Vous souhaitez vous saisir du levier de la visibilité pour booster votre business ou votre carrière ?

Je vous accompagne pas à pas pour construire avec vous la visibilité qui vous convient, et vous permet d’atteindre vos objectifs.

Pour en savoir plus, cliquez ici.